Caractérisation phénotypique et fonctionnelle des polynucléaires neutrophiles et éosinophiles dans l’asthme sévère traité
par biothérapie: CaPHe
CaPHe
AP-HP
URC Paris Nord Secteur Ouest (HUPNSO)
TAILLE Camille
AP-HP - Hôpital Bichat
Patients
Inclusions en cours
À propos
Entre 3 et 10% des asthmatiques adultes présentent une forme sévère de la maladie. La physiopathologie de l’asthme est dominée par une inflammation chronique bronchique de type « T2 » avec infiltration d’éosinophiles dont le rôle dans le remaniement bronchique, l’hyperréactivité et le maintien de l’inflammation a été bien documenté. Ils sont ciblés spécifiquement par des anticorps monoclonaux anti IL-5, IL-5R et IL-4/13. Il existe une population d’asthmatiques sévères dite « non T2 » caractérisée par une inflammation Th17, une production d’IL-6, IL-8, IL-11, GM-CSF et IL-17 et un recrutement bronchique prépondérant de neutrophiles, se traduisant par une plus grande sévérité clinique et une sensibilité diminuée aux corticoïdes. Les neutrophiles, non ciblés spécifiquement par les thérapeutiques actuelles utilisées, libèrent des formes réactives de l’oxygène, protéases, neutrophil extracellular traps (NETs) contribuant à l’inflammation des voies aériennes. L’hétérogénéité phénotypique, fonctionnelle et la plasticité des neutrophiles a été étudiée dans d’autres pathologies mais pas spécifiquement dans l’asthme. La réponse aux biothérapies n’est pas toujours optimale avec un nombre non négligeable d'échecs ou d'échappements en pratique clinique. Il existe peu de données sur ces sous-populations leucocytaires éosinophiles et neutrophiles dans l’asthme, notamment leurs modifications phénotypiques sous biothérapies. Les fonctions cellulaires n’ont pas été étudiée sous traitement et la réponse clinique n’est pas connue. De plus, neutrophiles et éosinophiles sont le plus souvent étudiés de façon séparée, alors que les deux types cellulaires contribuent à l’inflammation et peuvent se réguler. Nous faisons l’hypothèse d’un impact des biothérapies de l’asthme sévère sur les sous-populations et la fonctionnalité des polynucléaires, participant à l’effet thérapeutique observé. Ce travail pourrait permettre de mieux appréhender les mécanismes de la réponse aux biothérapies.
Établissement(s) recruteur(s)
AP-HP - Hôpital Bichat
Adresse :46 rue Henri Huchard
75877 PARIS CEDEX18
France