Cancérologie

Cancérologie

Cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire touche environ 4 500 femmes par an en France. Il apparaît le plus souvent après la ménopause vers l’âge de 65 ans. Néanmoins chez les femmes prédisposées génétiquement au cancer de l’ovaire, la maladie peut apparaitre plus précocement, parfois avant 45 ans.

Le cancer de l’ovaire est de diagnostic difficile à un stade précoce car peu ou pas symptomatique. Il est donc le plus souvent diagnostiqué tardivement, à un stade avancé.

 

Facteurs de risque

  • Dans 5 à 10% des cas, le cancer de l’ovaire survient dans un contexte de prédisposition génétique. Les femmes porteuses d’une mutation du gène BRCA 1 ou 2  ont un risque plus élevé de développer un cancer de l’ovaire. Dans ce cas, la maladie peut apparaître plus tôt, vers l’âge de 45-50 ans. En cas de cancer de l’ovaire, une consultation d’oncogénétique est nécessaire afin de rechercher une mutation génétique qui prédispose à ce cancer.
  • L’obésité, le fait d’avoir reçu des traitements contre l’infertilité ou une ménopause tardive seraient des facteurs de risque.
  • Comme pour la majorité des cancers, le tabac et le manque d’activité physique sont incriminés.
  • En revanche, les grossesses et l’allaitement ainsi que le fait de prendre ou d’avoir pris une contraception orale(pilule) semblent avoir un effet protecteur.

 

Diagnostic

Le cancer de l’ovaire engendre peu de symptômes à un stade précoce. Lorsque des symptômes apparaissent, ils sont peu spécifiques : douleurs abdominales, troubles du transit, pesanteur dans le bas-ventre, augmentation du volume de l’abdomen, envie fréquente d’uriner, saignement en dehors des règles…

Il est donc souvent diagnostiqué tardivement. Dans les 75% des cas, d’autres organes sont atteints au moment du diagnostic.

Le diagnostic de masse ovarienne est réalisé par l’examen clinique et les examens radiologiques (échographie, IRM).

En présence d’une masse ovarienne, l’imagerie, associée au dosage des marqueurs tumoraux (CA125) peuven orienter vers une cause bénigne ou maligne mais le diagnostic formel de cancer de l’ovaire ne peut être posé que par l’examen anatomopathologique des lésions (étude au microscope). Pour prélever ces lésions, qu’elles soient limitées à l’ovaire ou étendues au péritoine, il convient de réaliser une cœlioscopie première. Cette cœlioscopie permettra également d’évaluer l’extension de la maladie.

Pour préciser l’extension tumorale,  il est nécessaire de réaliser un bilan d’extension par une imagerie complémentaire (Scanner thoraco-abdomino-pelvien ou Pet-Scanner)

 

Traitement

Le traitement du cancer de l’ovaire repose en général sur la chirurgie et la chimiothérapie. Tous les dossiers de cancérologie sont discutés en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire avec des chirurgiens, des oncologues (radiothérapeutes, chimiothérapeutes), des anatomopathologistes,  des radiologues permettant ainsi une prise en charge adaptée et consensuelle.

La chirurgie

À un stade précoce, elle consiste à enlever l’utérus, les ovaires et les trompes, les ganglions lymphatiques et l’épiploon. Dans certains cas, l’intervention peut être pratiquée par cœlioscopie, mais le plus souvent, l’opération nécessite une laparotomie (ouverture de l’abdomen). Le chirurgien peut ainsi observer et palper tous les organes pour vérifier s’ils sont atteints.

Si le cancer est à un stade très précoce (seul l’ovaire est atteint) et que la patiente désire encore avoir des enfants, il est parfois possible de conserver l’utérus et l’ovaire non atteint.

A un stade avancé, l’intervention commence par une cœlioscopie pour évaluer l’extension de la maladie. Puis une laparotomie est pratiquée pour enlever les tissus atteints.

La chirurgie doit être effectuée par un chirurgien compétent qui pourra enlever le maximum de lésions cancéreuses retrouvées. Cet élément a une valeur pronostique essentielle pour les chances de guérison. Si besoin, les compétences d’un chirurgien digestif et d’un chirurgien urologue sont disponibles dans notre Centre.

La chimiothérapie

Le traitement par chimiothérapie est basé sur deux molécules (carboplatine et  paclitaxel). Ils sont injectés dans une chambre implantable placée sous la peau. L’injection se fait en ambulatoire et dure quelques heures. Le traitement consiste le plus souvent en 6 à 9 cycles d’injections, espacées de trois semaines.

Le plus souvent, la chirurgie précède la chimiothérapie. Cependant, il est parfois décidé de débuter par la chimiothérapie, soit parce que la tumeur n’est pas opérable, soit pour diminuer le volume tumoral et réaliser une chirurgie moins extensive.

Les thérapies ciblées

On dispose, pour contrer les dysfonctionnements de réparation de l’ADN impliqués dans le cancer de l’ovaire, de traitements ciblés, comme les inhibiteurs de PARP (poly(ADP-ribose) polymérase). Ces médicaments ont montré un bénéfice et sont actuellement  administrés chez certaines patientes en cas de récidive. Des essais cliniques sont en cours pour tester leur utilité dès la fin de la première phase de traitement.

Cancer du sein

La découverte d’un nodule du sein est un motif fréquent de consultation, source pour les patientes d’une grande inquiétude. Cette découverte peut être faite à l’autopalpation ou dans le cadre du dépistage classique par mammographie. Il est alors nécessaire de faire rapidement la distinction entre pathologie bénigne et maligne. Il est indispensable dans ce cadre de réaliser un interrogatoire rigoureux, un examen clinique approfondi ainsi que des examens d’imagerie adaptés et de réaliser des biopsies mammaires si nécessaire. Si le diagnostic de cancer est posé, vous sera proposée en fonction de la taille de la lésion, sa localisation,  ses caractéristiques, une prise en charge adaptée qui pourra comporter différents temps.

La chirurgie

La prise en charge chirurgicale des cancers du sein opérables a considérablement évolué au cours des dernières années en particulier en raison de l’apport de la chirurgie plastique qui modifie significativement la prise en charge des patientes. Cette chirurgie comportera 2 temps, une exérèse de la tumeur et une évaluation de l’atteinte ganglionnaire.

Pour la tumeur : une chirurgie conservatrice à type de tumorectomie (exérèse du nodule avec berges de sécurité) sera privilégiée la plupart du temps. Dans le cas contraire, on décidera de réaliser une mastectomie (exérèse de la totalité du sein).

Au niveau ganglionnaire axillaire, on  privilégiera également un geste d’évaluation à minima (procédure du ganglion sentinelle) afin de limiter les risques de complications et séquelles secondaires, ou plus exhaustif si cela est nécessaire (curage axillaire).

 

La radiothérapie

Méthode de traitement locoregional des cancers par irradiation pour détruire les cellules cancéreuses. En cas de traitement chirurgical conservateur, la chirurgie sera suivie d’une radiotherapie du sein plus ou moins des aires ganglionnaires. Ce traitement organisé par le radiothérapeute se fait de manière fractionné quotidiennement 5 jours par semaine pendant 5 semaines. Elle sera débutée quelques semaines après la chirurgie.

 

La chimiothérapie

Méthode de traitement comportant l’administration de médicaments par voie intraveineuse généralement qui agissent sur les cellules cancéreuses en les détruisant ou en les empêchant de se multiplier dans l’ensemble de l’organisme. Ce traitement sera mis en place par un oncologue qui organisera à intervalle régulier des séances en hôpital de jour plus ou moins espacées.

 

L’hormonothérapie

Méthode de traitement anticancéreuse comportant l’utilisation d’hormones antagonistes aux œstrogènes et à la progestérone qui peuvent stimuler les cancers du sein.

Sous réserve de certaines caractéristiques tumorales, une hormonothérapie pourra être mise en place sous forme d’un comprimé à prendre de manière quotidienne sur une période de 5 à 10 ans.

 

Afin de mettre en place le traitement adapté aux caractéristiques de chaque patiente, tous les dossiers sont discutés aux réunions de concertation multidisciplinaire hebdomadaire réunissant chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes, radiologues, médecins nucléaires, anatomopathologistes.

Tout ceci accompagné par l’infirmière d’annonce, les psychologues, les assistantes sociales afin d’optimiser votre prise en charge.

 

Apres vos traitements, vous sera proposée une surveillance triannuelle puis biannuelle pendant 5 ans.

 

Notre chirurgien plasticien pourra, dans un second temps, vous proposer une chirurgie de reconstruction adaptée (prothèse mammaire, lambeau de grand dorsal, lipofilling…) en particulier chez les patientes ayant subie une chirurgie radicale.